Ca y est, l'inauguration de l'exposition a eu lieu comme prévu en ce beau samedi printanier sous les regards émerveillés des chanceux présents pour cet évènement. Nous sommes allés prendre quelques clichés tout frais pour vous partager l'ambiance de ce lieu, la salle Jassaud habillée d'histoires pastorales.
Chuchotement oblige, ouvrez bien les oreilles et les yeux, entre agnelages et paysages, la transhumance nous pénètre... comme une marée.
Prévoyez la visite de Bargème en prenant votre temps : un village de caractère classé parmi les 100 plus beaux villages de France c'est comme un met délicat qu'il est succulent d'apprécier doucement pour en découvrir toutes les fines subtilités.
Restauration sur place possible, visites de galeries et randonnées.
Ne nous y trompons pas : ce que donnent à voir les photographies réunies ici autour des textes de Jean Giono, c'est bien l'un des plus vieux savoir-faire de l'humanité. Savant équilibre d'échanges entre la plaine et la montagne, de races animales patiemment façonnées, la transhumance entre la Provence et l'Alpe a su s'adapter au fil des siècles pour franchir, contre toute attente, les portes du 3e millénaire...
Rendons alors hommage aux trois photographes présentés ici, qui nous donnent à voir et à ressentir, sur une échelle de cinquante ans, ces grandes transhumances que Giono appela dans L'eau vive de "vastes mouvements commandés par les nécessités impérieuses de la vie...".
Marcel Coen photographia en 1951 la transhumance du troupeau des frères Chemin depuis la plaine de la Crau vers la Haute-Tinée (Alpes Maritimes)....
François-Xavier Emery et emmanuel Breteau suivirent quant à eux les transhumances à pied contemporaines, depuis le Var jusqu'aux alpages du Haut-Verdon et du col d'Allos, représentatives de ces éleveurs qui perpétuent la grande aventure de "la route".
Annick Vigier, Directrice du Centre Jean Giono